Du bon usage de la piraterie : culture libre, sciences ouvertes.

piraterieFlorent Latrive, journaliste à Libération, s’est rendu célèbre dans le milieu des logiciels libres grâce à l’ouvrage Du bon usage de la piraterie : culture libre, sciences ouvertes. Il est aussi coresponsable et rédacteur régulier de la liste de diffusion [escape_l] et du site Biblio du Libre sur “la propriété intellectuelle dans tous ses débats”.

http://justine.miso.entierement.nu/IMG/mp3/lbienpublic_bienprive.mp3

http://www.angelfire.com/musicals/incipitblog/Des_monopoles_troues.mp3

Anarchy Online

Anarchy Online est un jeu en ligne massivement multi-joueurs sorti mondialement en juin 2001 par la société Funcom.

C’est le premier jeu de ce type à être basé sur un univers qui n’est pas médiéval fantastique. L’action est située dans trente mille ans sur une planète fictive nommée Rubi-Ka. Pour remplacer la magie, les capacités inhabituelles des personnages sont rendues possibles grâce à la nanotechnologie.

L’histoire à laquelle participent les joueurs est basée sur une énorme société baptisée Omni-Tek ayant reçu l’exclusivité pour l’exploitation d’une ressource naturelle nommée notum. Cette substance est nécessaire au développement des nanotechnologies.

Quelque temps après être arrivés sur la planète, un bon nombre de colons, s’estimant mal traités, se rebellent contre la société. Ils organisent alors un marché noir de notum volé avec une société concurrente. Ils commencent à exclure le personel d’Omni-Tek des cités les plus éloignées et une guerre civile débute entre Omni-Tek, les Clans et une troisième faction neutre.

Malgré les nombreux bugs et la mauvaise presse au lancement, les serveurs comptaient 35 000 joueurs avant le 4 juillet 2001. Depuis le 28 septembre 2001, le jeu est disponible dans le commerce en France; ce délai a permis de résoudre les bugs les plus gênants et la version est suffisamment stable. Le jeu a d’ailleurs remporté le titre de « Best Multiplayer Game of Show » à l’ECTS en septembre 2001.

Depuis, des extensions du jeu ont été publiées :

  • Notum Wars a d’abord vu le jour, les organisations (équivalentes aux guildes d’autres MMORPG) peuvent contrôler les terres de Rubi-Ka pour exploiter le notum pour leur compte et ainsi améliorer les caractéristiques de leurs personnages. Cela se fait par l’intermédiaire de contrôleurs et de tours qui attaquent directement les ennemis.
  • Ensuite Shadowlands qui introduit une nouvelle race de personnage : les shadow. On trouve aussi des nouveaux terrains de jeux (les Shadowlands) et notamment la nouvelle cité de Jobe qui héberge des scientifiques d’Omni-Tek ayant préféré la neutralité.
  • La dernière des extensions a avoir été publiée est Alien Invasion. Comme son nom le laisse entendre, on trouve des aliens et toute une technologie d’objets, d’armes et d’armures associée. Les organisations peuvent désormais bâtir des villes entières pour améliorer leurs revenus.

Freenet

logo freenet

Freenet est un réseau informatique anonyme et décentralisé bâti au dessus d’Internet visant à permettre une liberté d’expression et d’information totale profitant de la sécurité de l’anonymat. Sa nature permet donc à chacun de lire et de publier du contenu. Il offre la plupart des services actuels d’Internet (email, téléchargement, web, etc.)

Les informations de Freenet sont stockées dans chacun des ordinateurs du réseau. L’espace alloué par le nœud sert à stocker des fragments de données du réseau encryptées dans un cache local, dont l’utilisateur ne connaît pas le contenu. Pour récupérer une information, identifiée par une clé unique, l’ordinateur client demande à d’autres ordinateurs du réseau la clé en question. Ceux-ci peuvent la renvoyer ou, s’ils ne l’ont pas dans leur cache, peuvent la demander à leur tour à d’autres nœuds, la limite de profondeur de la requête étant géré par un maximum : le HTL (Hops To Live, à 25 par défaut). Ainsi, un ordinateur qui demande ou envoie un contenu ne se révèle pas, car il peut avoir initié l’envoi ou la demande d’envoi, ou l’avoir simplement relayée. De plus, les protocoles chiffrés et sécurisés de communication utilisés par Freenet interdisent toute interception non autorisée du contenu des transferts.

Notons également qu’un ordinateur qui fait transiter une information peut en garder une copie dans son cache. Ainsi, les données les plus demandées sont présentes dans plus d’ordinateurs et sont plus faciles à obtenir (on peut même parler de déplacement dynamique des données sur le réseau en fonction de la demande), tandis que les données jamais demandées sont peu à peu remplacées par d’autres et disparaissent du réseau après un délai indéterminé. L’ajout de données au réseau passe par leur inclusion au cache local, et par leur envoi vers d’autres machines pour forcer l’inclusion. Cette conception du stockage et du transfert de l’information garantit sa conservation en fonction de la demande, et permet à quiconque d’héberger quoi que ce soit, à condition qu’il soit téléchargé de temps à autre. Il est également impossible de supprimer ou de censurer une information. C’est pour cela que le réseau est parfois utilisé pour diffuser des données illégales et plus ou moins douteuses.

De plus, la conception décentralisée du réseau interdit à quiconque (et même à ses concepteurs) de stopper son fonctionnement. Le seul aspect centralisé du réseau, outre la diffusion des programmes permettant d’y accéder, est la diffusion d’un index de nœuds permanents (nécessaire au premier démarrage uniquement) servant de point de départ à l’intégration d’une machine dans le réseau. Ce concept fait qu’un nœud est de plus en plus rapide au fil du temps, car il apprend à identifier les nœuds les plus efficaces pour récupérer une clé. D’ailleurs, les nœuds finissent par se spécialiser dans certains types de clé, afin d’être identifiés comme tels pour accélérer le transfert.

BLAME!

killyBLAME! (c’est une onomatopée) est un manga cyberpunk en dix volumes de Tsutomu Nihei, ancien étudiant en architecture qui a finalement préféré se tourner vers le manga, paru en français aux éditions Glénat. Six OAVs, disponibles uniquement en DVD au Japon, on été developpés en parrallèle, reprenant certaines scènes du manga, dans un style très experimental, avec peu de dialogues et une bande-son constituée essentiellement de bruitages.

Une suite, nommée Blame NSE est actuellement en cours de réalisation, de plus, l’auteur a dévoilé participer à d’autres projets comme “Biomega” qui se déroulent dans le même genre d’univers que Blame! Un artbook “Blame! and so on” est aussi actuellement disponible, pour ainsi mieux comprendre et apprécier l’art particulier de Nihei.

L’histoire

Killy est un enquêteur à la recherche d’un terminal génétique et d’un porteur de gènes sains. Il travaille indirectement pour le compte d’un certain bureau gouvernemental, instance de la résosphère. Au cours de sa quête, il rencontre Shibo, une scientifique qui se propose de l’accompagner. Shibo et Killy doivent faire face à des silicates, ainsi qu’à des sauvegardes, étranges créatures poursuivant un but bien précis dans une guerre technologique où il n’y a ni pitié ni prisonniers.

L’univers

Le premier texte que l’on peut lire en ouvrant le premier tome est peut-être dans le futur, peut-être sur terre. Le monde de BLAME! est immense, il est une fresque abstraite et angoissante d’un futur décrit par les auteurs les plus pessimistes de la science fiction, où il n’y a ni verdure ni bonheur. Celui-ci s’étale sur des milliers d’étages, faisant parfois eux-même des milliers de kilomètres de haut ! L’ambiance globale est assez sombre, morose et post-apocalyptique.

Le manga Noise, du même auteur et même éditeur, permet d’éclaircir certains points obscurs de cet univers. Il contient également l’histoire pilote de BLAME!

Personnages principaux

Killy
c’est un enquêteur à la recherche d’un terminal génétique. Il est armé d’un redoutable émetteur de positrons. Il apparaît au début comme un personnage très froid, mais évolue au cours de l’histoire pour s’humaniser sensiblement.
Shibo
Elle apparaît dans le tome 2 . Jusque là, les personnages secondaires apparaissaient puis disparaissaient très vite, soulignant le côté dangereux et instable de cet univers, où rien n’est sûr. Le lecteur s’attache donc assez vite à elle, d’autant plus qu’elle fait montre d’une sensibilité qui manquait à Killy, obnubilé par sa quête de terminaux génétiques. C’est une scientifique en chef, renégat d’une société de pilleurs de corps.
Texte disponible sous GNU Free Documentation License.

Batou

Batô (ou Batou en français) est un personnage du manga Ghost in the Shell. C’est d’ailleurs le personnage principal du film 2 : Innocence : Ghost in the Shell 2.

En 2030, la limite entre l’homme et la machine est floue : en effet, génétiquement modifiés et truffés d’implants, les personnages que l’on appelle désormais cyborg se sont répandus dans la société entière. Ils ne sont en fait plus qu’une âme (ghost) dans un corps artificiel.

Batô est aussi un cyborg de sexe masculin, qui fait partie de la section 9, une troupe d’élite anti-terroriste. Ses aventures sont retracées dans deux films, une série télévisée et un manga mais ce n’est pas notre propos ici.

GNOME

GNOME, acronyme de GNU Network Object Model Environment, est un environnement graphique convivial dont l’objectif est de rendre accessible l’utilisation du système d’exploitation GNU au plus grand nombre ; cette interface est actuellement populaire sur les systèmes GNU/Linux et fonctionne également sur la plupart des systèmes de type UNIX.

Gaim

Gaim_icon.pngGaim est un programme client de messagerie instantanée qui permet de gérer plusieurs comptes et plusieurs protocoles simultanément. C’est un logiciel libre et gratuit sous licence GPL, disponible sous GNU/Linux, Mac OS et Windows. Il a été écrit en utilisant la bibliothèque GTK+.

Le logiciel permet d’être connecté en même temps sur plusieurs serveurs en utilisant plusieurs protocoles différents.

Kubuntu

Kubuntu logo

Kubuntu est un projet visant à utiliser l’environnement graphique KDE à la place de GNOME au sein d’Ubuntu Linux. Tous les paquetages sont issus des mêmes archives que celles d’Ubuntu Linux.

Tout comme Ubuntu, Kubuntu se veut simple à installer, allant à l’essentiel, et détectant facilement les périphériques. En résumé, Kubuntu est à KDE ce que Ubuntu est à GNOME. ubuntu signifie « pour l’humanité » en Bemba.

OpenBSD

OpenBSD PufOpenBSD est un système d'exploitation dérivé de 4.4BSD et remarquable par l'attention que les développeurs portent à la sécurité ainsi que par la cryptographie intégrée. Il est aujourd'hui considéré comme l'un des systèmes d'exploitation les plus sécurisés au monde. OpenBSD fonctionne sur les plates-formes Alpha, AMD64, cats, HP 9000 séries 300 et 400, PA-RISC, i386, luna88k, mac68k, macppc, mvme68k, mvme88k, SPARC, UltraSPARC, Zaurus, SGI et DEC VAX. C'est un système entièrement basé sur des logiciels libres, la plupart soumis à la licence BSD.

OpenBSD supporte l'émulation des binaires SVR4 (Solaris), FreeBSD, Linux, BSD/OS, SunOS et HP-UX.

Le projet est coordonné par Theo de Raadt de sa maison à Calgary, Alberta, Canada, et c'est logo et la mascotte est Puffy, un poisson globe.

Texte disponible sous GNU Free Documentation License.

Ubuntu Linux

Ubuntu Linux est un système d’exploitation libre.

Ubuntu Linux est une distribution GNU/Linux non commerciale basée sur Debian et lancée en 2004. Son nom provient d’un ancien mot bantou (langue d’Afrique), ubuntu, signifiant « humanité aux autres » ou encore « je suis ce que je suis grâce à ce que nous sommes tous ».

Initiée par le milliardaire sud-africain Mark Shuttleworth, et sponsorisée par sa société Canonical Ltd., Ubuntu Linux est conçue principalement pour les ordinateurs de bureau (PC et Macintosh) avec un objectif de convivialité et d’ergonomie. Après une installation simple et rapide, l’environnement graphique GNOME est l’interface du système. Pour les utilisateurs qui préfèreraient l’environnement graphique KDE, Kubuntu est un projet officiel d’Ubuntu qui propose le support de KDE.

Ubuntu repose sur la distribution Debian dont elle reprend l’architecture et le système de paquets. La procédure d’installation est néanmoins nettement simplifiée. Il marque discrètement ses racines africaines par un fond d’écran initial brun (par opposition aux bleus classiques) et de brefs sons d’instruments de musique africains associés aux événements qui se produisent.

Ubuntu Linux est disponible pour les architectures x86 (Intel et compatibles), AMD64 et PowerPC, soit sous forme de distribution à installer sur le disque dur (install), ou de CD de démonstration (live). Cette version live est un Live cd qui permet d’en tester le fonctionnement sur un ordinateur sans le modifier (par exemple pour verifier sa compatibilité); cela est très important lorsqu’on désire par exemple tester le comportement d’une version 64 bits d’Ubuntu (entre autre le bon fonctionnement des drivers graphiques, ou l’augmentation de vitesse obtenue – en général 20%) sans remettre en cause tout de suite son environnement 32 bits existant sur disque dur.

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